Pour les novices en électricité, comprendre le schéma va-et-vient peut sembler complexe. Pourtant, ce dispositif est essentiel pour contrôler l’éclairage depuis deux points différents, rendant son usage très pratique dans de nombreuses situations domestiques.
Imaginez pouvoir allumer ou éteindre une lumière depuis deux endroits distincts, comme en haut et en bas d’un escalier. Ce système repose sur un câblage simple mais ingénieux, où deux interrupteurs sont connectés de manière à permettre ce contrôle dual. Un coup d’œil attentif à ce schéma peut démystifier cette technologie et rendre son application accessible à tous.
Comprendre le schéma va-et-vient simple
Le va-et-vient fait partie des premiers dispositifs que l’on croise quand on s’intéresse à l’électricité domestique. Il permet de commander un ou plusieurs points lumineux depuis deux endroits différents. Ce principe trouve tout son intérêt dans un couloir, une chambre ou, évidemment, une cage d’escalier.
Les composants du circuit
Pour bien comprendre le fonctionnement du va-et-vient, il faut identifier les différents éléments du circuit :
- Phase : véhicule le courant électrique vers le dispositif
- Neutre : referme le circuit électrique
- Terre : protège l’installation en cas de fuite de courant
- Navette : câble spécifique reliant les deux interrupteurs
Normes et régulations
Le circuit d’éclairage doit respecter la norme électrique NF C 15-100, qui encadre la sécurité des installations en France. Cette réglementation prévoit la possibilité d’installer jusqu’à 8 points lumineux par circuit, y compris deux prises commandées via un va-et-vient. Pour garantir la sécurité, le circuit doit être protégé par un disjoncteur de 16A maximum.
Le fonctionnement du système
Dans la pratique, le va-et-vient alimente et contrôle le point d’utilisation, autrement dit la lampe ou la prise commandée. Voici comment se répartissent les connexions :
| Composant | Connexion |
|---|---|
| Tableau électrique | Alimente l’ensemble du circuit d’éclairage |
| Phase | Relie le tableau électrique au premier interrupteur |
| Neutre | Va de l’interrupteur à la lampe |
| Navette | Assure la liaison entre les deux interrupteurs |
| Terre | Protège l’installation contre les défauts |
Avec cette organisation, le circuit d’éclairage se montre à la fois fiable et adaptable à de nombreux usages, tout en respectant les exigences réglementaires.
Les étapes de câblage et de branchement
Préparation et matériel nécessaire
Avant de passer à l’action, il est indispensable de rassembler le matériel adapté pour installer un va-et-vient :
- Deux interrupteurs à trois bornes
- Une lampe ou une prise commandée
- Des câbles pour la phase, le neutre, la terre et les navettes
- Un disjoncteur de 16A maximum
- Un tableau électrique pour l’alimentation
Étapes du câblage
Pour réaliser le câblage d’un va-et-vient, chaque étape doit être respectée dans l’ordre :
- Coupez l’alimentation au niveau du tableau électrique pour travailler en toute sécurité.
- Reliez la phase du tableau électrique à la borne commune du premier interrupteur.
- Connectez les navettes entre les deux interrupteurs sur les bornes dédiées.
- Reliez le neutre de la lampe à la borne commune du second interrupteur.
- Connectez la terre à chaque interrupteur et à la lampe pour assurer la protection des personnes et de l’équipement.
- Installez le disjoncteur pour la sécurité du circuit.
Branchement final et vérifications
Une fois le câblage terminé, il reste quelques points à vérifier avant la mise en service :
- S’assurer que chaque câble est bien fixé sur la bonne borne des interrupteurs.
- Vérifier la présence et le bon positionnement du disjoncteur sur le circuit d’éclairage.
- Remettre l’alimentation au tableau électrique puis tester le va-et-vient pour s’assurer de son bon fonctionnement.
Le câblage va-et-vient est ainsi en place. En suivant chaque étape avec soin, le système s’avère fiable et permet de contrôler la lumière depuis deux endroits sans la moindre difficulté.
Conseils pratiques et erreurs à éviter
Vérifiez les connexions
Un point souvent négligé : le serrage des connexions. Un câble mal fixé, et c’est la porte ouverte aux faux contacts, avec à la clé coupures de courant, échauffements ou pire, départs d’incendie. Un tournevis adapté, un tour de main ferme : ce sont des détails qui changent tout.
Respectez la norme NF C 15-100
Cette norme structure toutes les installations domestiques françaises. Elle prévoit un maximum de 8 points lumineux par circuit et limite à 2 prises commandées par va-et-vient. Dépasser ces seuils, c’est s’exposer à des risques de surcharge.
Utilisez des câbles adéquats
Le choix des câbles est fondamental pour la fiabilité du circuit. Voici les sections à adopter :
- 1,5 mm² pour le circuit d’éclairage
- 2,5 mm² pour les prises commandées
Utiliser une section trop faible pourrait mettre toute l’installation en danger, même si tout semble fonctionner au début.
Évitez les erreurs courantes
Quelques pièges classiques sont à éviter pour garantir la sécurité et la conformité du va-et-vient :
- Ne jamais croiser phase et neutre, sous peine de courts-circuits à répétition.
- La mise à la terre n’est pas une option : elle protège les biens comme les personnes.
- Respecter le plafond de 2 prises commandées par va-et-vient, sous peine de sortir du cadre réglementaire.
En respectant ces recommandations et en restant attentif lors de la pose, le va-et-vient s’intègre sans accroc à l’installation électrique. L’éclairage devient alors un geste simple, fiable, accessible du bout des doigts, quel que soit l’endroit où l’on se trouve.


